Saint-Alban: « La crise actuelle oblige à repenser nos institutions »
A Saint-Alban, le 5 novembre dernier, Christine de Veyrac participait à la célébration du XXème anniversaire de l’Ecole de l’Europe, en compagnie de Nicole Fontaine, ancienne Présidente du Parlement européen, et de Mirko Galic, ambassadeur de Croatie en France.
Serge Laborderie, qui dirige l’école, lui a demandé en cette occasion de préciser sa vision de l’Europe.
Partant de l’actualité récente, la députée a relevé la déception ambiante : « nombre de nos concitoyens ont eu le sentiment que face à la crise grecque, l’Europe tergiversait, étalait ses divisions, et qu’au final ses réponses étaient inefficaces ».
Ce sentiment s’explique par le fait que « les décisions les plus importantes en Europe sont prises par consensus, donc à l’unanimité, y compris lorsque ce n’est pas juridiquement obligatoire ».
Evoluer vers un système de décision majoritaire implique que « nous devrons intégrer et accepter l’idée d’être ponctuellement minoritaires ». La France y est-elle prête ?
Après avoir émis des doutes sur une évolution fédérale de court terme, Ch.de Veyrac a souligné que privilégier des « coopérations renforcées » entre les Etats partageant une même ambition sur une même politique (par exemple, l’harmonisation fiscale) était sûrement « plus réaliste ». Ces coopérations sont prévues par le traité de Lisbonne mais selon des procédures actuellement complexes, qu’il serait opportun de simplifier.
