Le programme Galiléo

GSTB-V2/B en orbite (vue d'artiste)
© ESA
Voici un programme qui symbolise parfaitement le projet européen : s’unir pour aller plus loin ensemble. Il est évident que chaque Etat seul ne peut conduire une politique spatiale efficace, au vu des investissements que cela requiert.
Dans un premier temps, le développement de Galiléo a été confié à un consortium privé, associant plusieurs grandes entreprises européennes. L’absence d’accord sur la répartition du « gâteau » a hélas lourdement retardé le projet…Appelée au secours, la Commission européenne a dû présenter en urgence une proposition de substitution principalement fondée sur l’idée d’un financement public.

Lancement du satellite Giove B
à bord de la fusée Soyouz, à Baikonour.
© ESA - S. Corvaja 2008
Un 2ème désaccord est alors intervenu, entre les gouvernements de l’Union, sur l’origine de ces fonds. L’Allemagne notamment souhaitait avoir recours à des financements nationaux afin de ménager, pour ses entreprises, la possibilité d’un retour sur investissement. Cette idée ne correspondait pas à l’esprit européen et s’est avérée minoritaire. S’est progressivement imposée l’idée d’un financement communautaire, via le budget de l’Union européenne. Ainsi, tous les Etats contribuent.
Aujourd’hui enfin, Galiléo entrevoit le bout du tunnel. Sur les bases financières ci-dessus énoncées, le Parlement et le Conseil ont conclu un accord. Il était plus que temps… car pendant ce temps-là le système de radio-navigation par satellite américain (GPS) fonctionne à plein régime et même se modernise.


